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Et si on parlait français ?

Ah notre belle langue de Molière en connaît des vertes et des pas mûres avec nous !

Nous aimons la tordre, l'opprimer, l'inverser, l'avaler mais toujours avec un plaisir certain pour celle sans qui nous ne pourrions incontestablement nous dire français !

Parlée par 220 millions de personnes, notre dialecte né de la langue d'Oïl évolue au rythme des modes et des générations. Langue dite académique dès lors qu'elle fut développée par des groupes intellectuels, elle représente une des deux langues de l'ONU avec l'anglais.

Ne semble-t-il pas loin le temps où l'on parlait en alexandrin, lorsqu'avec effroi nous nous offusquons des multiples fautes d'orthographe sur lesquelles nos malheureux yeux tombent un peu trop souvent ? De se dire que jusqu'au XVIIIème siècle, le latin constituait la langue de transmission du savoir semble aujourd'hui inimaginable.Quelle évolution ! Et quel dommage de n'utiliser que quelques mots lorsqu'on connaît la richesse de vocabulaire que nous offre le français.

Il serait paradoxal de se dire français sans chérir sa langue. C'est la raison pour laquelle Patriote vous proposera à partir d'aujourd'hui de 'parler français'. Non bien sûr, je n'ai d'aucune manière que ce soit la prétention de vous apprendre le français. Je souhaiterais simplement évoquer notre belle langue et ses savoureuses règles de grammaire, figures de styles, expressions imagées et autres merveilles. N'oublions pas que notre langue fait elle aussi partie de notre héritage, de notre histoire commune et, tel un château ou une cathédrale, doit être protégée tout en nécessitant parfois un peu de restauration, si tant est qu'on veuille continuer à comprendre notre insouciante jeunesse !

Puisque pour moi, l'orthographe est un jeu, autant la faire partager de manière agréable.

Etre ou savoir gré

Etre ou savoir gré, telle est la question à laquelle la réponse n'est généralement pas la bonne. Il est en effet courant de lire dans un courrier administratif "je vous serais gré". Pourtant, il s'agit d'une erreur puisque le verbe à employer avant gré est en réalité "savoir", ce qui donne donc au conditionnel "je vous saurais gré". La similarité entre le verbe être et savoir au conditionnel apporte ainsi cette confusion dont cette erreur visible dans nombre de courriers est le malheureux résultat. 

Le mot "gré" a ici le sens de "reconnaissance", ce qui explique son invariabilité, et s'utilise donc avec "savoir" qui signifie "être conscient".